Manuel maçonnique ou Tuileur des divers rites de maçonnerie pratiqués en France Vuillaume 1820 & 1830

Manuel maçonnique ou Tuileur des divers rites de maçonnerie pratiqués en France Vuillaume 1820 & 1830

Editions critique par Stéphane Krief Jean-Cyrille Godefroy, 2015, 447 pages, 28€

 

« A tous les maçons, pauvres et dans la détresse, qu'ils soient dispersés sur la surface de la terre, sur les mers et dans les airs, en leur souhaitant un rapide soulagement de leur souffrance et un prompt retour dans leur pays natal, si tel est leur désir. » C’est le célèbre toast du Tuileur qui représente le dernier partage du vin à la fin de tout travail de Table.

Le Tuileur, dans une Loge pratiquant le Rite d’Union, dit Emulation, est celui que l’on rencontre d’abord, avant même d’entrer dans le Temple. La tenue se clôturant avec son toast, le Tuileur est la personnification même de  l'Alpha et de l'Oméga.

Les différents dictionnaires maçonniques ne parlent que de cet office et n’abordent pas la notion de compilation, au sein d’un même ouvrage, de tous les grades ou degrés de tous les rites.

Après une préface d’Irène Mainguy, Stéphane Krief, dans son introduction biographique, nous apprend tout de la vie et de l’œuvre de Vuillaume.

Claude André Vuillaume (1766-1833) est écrivain et franc-maçon français. Il est l'auteur du Manuel maçonnique, connu désormais sous le nom de Tuileur de Vuillaume, publié anonymement en 1820 et en 1830 l’auteur se dénommant « un vétéran de la maçonnerie ». Il est également l’auteur de "L'Orateur franc-maçon", publié en 1823.

Dans le monde profane, Claude André Vuillaume fut payeur des armées (1792-1800) puis de la treizième division militaire (1800-1816), et, à la fin de sa vie, payeur du Trésor public du Puy-de-Dôme (1831). Il fut membre du conseil municipal de la ville de Rennes (1805-1816). Il a été fait chevalier de la Légion d'honneur en 1831.

Son parcours maçonnique amène Claude André Vuillaume a pratiquer plusieurs rites tant maçonniques que paramaçonniques, qu'il a exploré jusqu'aux plus hauts-grades. Il s’agit du Rite écossais ancien et accepté, du Rite Français, du Rite des Sublimes élus de la Vérité, de l'ordre du Christ et de l'ordre des Prieurs. Il fut membre de diverses loges, conseils, aréopages et instances maçonniques dont les loges suivantes du Grand Orient de France : La Parfaite Union (Rennes, 1804-1822) ; Émeth no 122 ; La Clémente Amitié no 242 ; L’Olivier Écossais (1828) ; Les Trinitaires ; Les Propagateurs de la Tolérance no 22 à Paris ; ainsi que membre du Suprême Conseil de France du REAA (1821-1833).

Claude André Vuillaume occupa plusieurs poste d'officiers dans les loges maçonniques ou structures qu'il fréquenta : Vénérable Maître de La Parfaite Union, Rennes (1805) ; L’Olivier écossais, Paris (1828) ; Les Trinitaires, Paris (1829) dont il était fondateur, comme il fut fondateur du chapitre du même nom. Orateur, notamment à La Parfaite Union, Rennes, en 1804, 1807, 1809, 1815, et orateur adjoint en 1811.Il était aussi Trésorier, du Suprême Conseil de France du REAA.

Cette très intéressante édition, regroupant les deux éditions de 1820 et de 1830 en un seul volume, est revue, corrigée, traduite et annotée. C’est LA nouvelle édition de référence du Manuel Maçonnique.