Encyclopédie des Saints Tous les Saints de l'Eglise de Rome, leurs œuvres & leurs bienfaits

Encyclopédie des Saints Tous les Saints de l'Eglise de Rome, leurs œuvres & leurs bienfaits

Bernard Baudouin

Editions Trajectoire, 2016, 331 pages, 22€ 

 

Qui dit encyclopédie pense irrémédiablement à cet ouvrage monumental publié au XVIIIe siècle par Diderot et d'Alembert sous le titre Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, édité de 1751 à 1772, regroupant l’ensemble de toutes les connaissances embrassées par l'esprit humain.

Ici, passée la première de couverture, belle comme une enluminure, nous pénétrons dans le culte des saints. Très tôt, les chrétiens ont rendu un culte aux « saints », hommes ou femmes dont la vie, et/ou la mort, a manifesté leur proximité avec Dieu.

L’histoire du culte des saints, dans le christianisme, est toujours renouvelée notamment au cours des dernières décennies, mais l’intensité de la recherche et le nombre des publications de toutes sortes n’ont pas encore épuisé ce filon. Cet ouvrage fait un point précieux sur les 365 principaux saints du calendrier.

L’histoire de ce culte peut se diviser en trois parties. Jusqu’à la mort de Valentinien III (455), le saint n’apparaît que comme modèle ; ensuite, jusqu’à Clovis, les martyrs sont les sauveurs de leurs cités, et l’évêque est désigné comme caput civitatis, c’est-à-dire chef d’Etat. Enfin, des fils de Clovis à la fin du VIe siècle, le culte des saints, en plein essor, est aux mains des évêques et des rois. L’auteur rentre aussi dans le détail du processus de canonisation.

Puis Bernard Baudouin s’attache à décliner les saints guérisseurs. Comme la médecine du temps est impuissante à préciser l’origine des maux, la maladie ne peut être qu’une épreuve envoyée par Dieu en punition d’une attitude, d’un mauvais penchant. Comme la maladie est surnaturelle, le patient, malade pénitent et repentent doit s’adresser à Dieu pour le supplier, le prier de lui rendre la santé.  Mais il arrive qu’il reste sourd parfois à de telles demandes… Aussi est-il préférable de s’adresser à ses Saints plutôt qu’à Lui…, à condition de savoir lequel. Une fois identifié et supplié comme tel, le Saint concerné intercède auprès de Dieu pour obtenir la guérison… De là naissent les saints guérisseurs

Citons, par exemple, Sainte Barbe qui s’invoque en cas de péril, de danger d’effondrement d’un ouvrage, pour se préserver de la chute de la foudre en cas d’orage mais aussi en cas de fièvre, mort subite, migraines et morsures.

Puis l’auteur dresse la liste des saints patrons. Un saint patron est le saint protecteur d'une personne de même prénom ou d'un groupe particulier. Il peut s'agir d'une paroisse, d'une communauté religieuse, d'une localité, d'une région, d'un pays, d'une corporation, d'une profession. C’est ainsi qu’au Moyen‑Âge, chaque métier se regroupe par confrérie et se distingue en général par un sceau, un blason, une enseigne, une bannière et, bien évidemment, un saint.

L’ouvrage s’achève sur les dictons associés aux saints, non sans traiter des nouvelles règles des procès de canonisations.

Un livre, comme du lait ou du mile, qui instruira le maçon, quelle que soit sa confession, où chacun pourra trouver un saint à qui se vouer…

 

Bernard Baudouin travaille depuis de longues années sur les mouvements de la pensée. Il a écrit de nombreux articles et ouvrages sur la spiritualité et la quête de l'homme. Il est l’auteur, entre autres, de Guérisseurs d'hier et aujourd'hui - Magnétiseurs, rebouteux, barreurs de feu, sourciers… (Rustica, 2015), Le grand livre de la connaissance de soi. De Confucius à Bergson (Presses du Châtelet, 2014), Alexandra David-Neel, « la femme aux semelles de vent » - Un siècle de vie qui montre le chemin aux femmes (Ambre, 2011), 365 jours de sagesse avec le Dalaï-Lama. Pensées et méditations quotidiennes (Presses du Châtelet, 2011) et Initiation au bouddhisme (Presses du Châtelet, 2007).