ATLANTIS n°461 Culture-Patrimoine-Traditions-Sciences LE MANTEAU : Attributs & Symboles

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ATLANTIS n°461

Culture-Patrimoine-Traditions-Sciences

LE MANTEAU : Attributs & Symboles

Atlantis Edition, 89e année, 2ème Trim. 2015, 15€

 

Si l’attribut est le signe distinctif conventionnel qui accompagne une figure mythologique ou allégorique, un personnage, une chose personnifiée, le symbole, lui, dans l’Antiquité était le signe, l’objet matériel ou la formule, servant de marque de reconnaissance entre initiés.

Quant au manteau, l’histoire du vêtement nous révèle qu’il peut être ample, le plus souvent long et sans manches, qu’il se porte au-dessus des autres vêtements et est généralement destiné à envelopper tout le corps afin de le protéger du froid ou des intempéries. Manteau militaire, de cour, de cérémonie, de deuil, d'hiver, de drap, de pourpre, de velours, à la crispin, de nuit ou de lit, doublé ou fourré, il se jette parfois sur les épaules ou permet de s'envelopper. Les références littéraires ne manquent pas.

Dans ce numéro, dix thèmes sont abordés. A la question de quel manteau s’agit-il ? Les auteurs présentent un dossier étoffé sur l’un des symboles les plus les plus accomplis de la Queste.

En premier lieu, le manteau est un signe distinctif, un uniforme. Il marque l'appartenance à un groupe, une confrérie ou un ordre. C'est un signe de reconnaissance et d'unité. Il évoque la cohésion et la fraternité. Au moment de prononcer ses vœux le moine se couvre d'un manteau. Il est l'expression première de la démarcation avec le monde profane. Délaisser ses vêtements ordinaires pour un manteau, un uniforme souligne la volonté d'appartenir à un ensemble plus grand, de rejeter son individualité, de reconnaître dans l'autre son semblable. C'est un symbole juridique de l'adoption, poser un manteau sur les épaules d'un homme équivaut à le reconnaître, à l'adopter.

C’est ainsi que sont traités le manteau de la Vierge, image de la Mère Universelle  et de Saint Martin. Mais aussi, investi des prérogatives de celui qui le porte, sont abordés son symbolisme et ses différentes fonctions, comme la guérison.

L’article, réalisé par le Collège Templier, sur le manteau symbolique et initiatique est fort intéressant. Traditionnellement, le manteau ou la cape est le signe de la royauté à la fois spirituelle et matérielle. Il est aussi objet de dévotion populaire.

La revue est née entre les deux guerres mondiales et a su échapper à toutes les contradictions européennes pendant ces décennies violentes et déroutantes.

Paul Le Cour, Lecour de son vrai nom (1871-1954), fonda le 24 juin 1926 la première Société d’Études Atlantéennes. Il venait de tisser le fil conducteur moral des recherches de la tradition, lois essentielles de l’analogie que développe le symbolisme, méthode universelle de connaissance. Le but culturel était ancré pour aller dans les traditions universelles, archéologie, les grands mythes comme l’Atlantide de Platon. Pour découvrir le « pourquoi » et le « comment » et leurs évolutions de ce savoir qui avaient été en grande partie occultées.

Paul Le Cour, est un écrivain, ésotériste et astrologue français. Ces principales publications sont Le Septième Sens : l'Aisthésis (Dervy, 1931 & 1952),  L'Ère du Verseau (L'Avènement de Ganymède), L'Ère du Verseau. Le secret du zodiaque et le proche avenir de l’humanité (Dervy-Livres, 1937 ; 5e éd., 1986), Hellénisme et Christianisme (Omnium Littéraire, 1943 et Dervy, 1951), Saint Paul et les mystères chrétiens (Dervy, 1953), L'Évangile ésotérique de Saint Jean (Dervy, nouv. éd. 2008).

Philéas Lebesgue (1869-1958) est co-fondateur de la revue Atlantis. Il est surtout connu comme romancier, auteur de chansons, dramaturge, critique littéraire, éditorialiste, traducteur et chroniqueur au Mercure de France. Dans ses œuvres, il s'est inspiré de la nature, de l'histoire, de la vie rurale, de ses voyages et de l'ésotérisme. Il est le « Grand Druide des Gaules », l'autorité spirituelle du Collège bardique des Gaules, fondé en 1933.

Après les fondateurs, Jacques d’Arès, disciple de Paul Le Cour, a assuré, depuis 1959, un cours de symbolisme et d'histoire comparée des religions au Collège Ésotérique et Occulte d'Europe et d'Orient.

Il s’est attaché à stabiliser la Revue, pendant plusieurs décennies, avec de grands rédacteurs : Eugène Canseliet et Guy Béatrice pour la vertigineuse vision alchimique de nombre de nos cathédrales, Jean Phaure pour fouiller l’Histoire de France et les traditions oubliées, Lucien Gérardin pour des textes d’archéologie pure, François Dupuy-Pacherand pour un ésotérisme bien référencé mais ouvert, Lucien Carny pour l’art héraldique, et bien d’autres.

À partir des années 1990, la Revue s'est orientée sur des publications modernes et actuelles, qui semblent rejoindre les découvertes les plus récentes des sciences modernes. Par son esprit associatif, la revue Atlantis favorable à toutes expressions libres en matière de tradition invite tous lecteurs, chercheurs universitaires, ou amateurs passionnés de s’exprimer bénévolement dans la revue.