Golem ! Avatars d’une légende d’argile - Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme, Paris, du mercredi 8 mars 2017 au dimanche 16 juillet 2017

Golem ! Avatars d’une légende d’argile -

Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme, Paris, du mercredi 8 mars 2017 au dimanche 16 juillet 2017 

Avec 136 œuvres provenant de 28 institutions et prêteurs privés, cette exposition explore le riche devenir de la figure du Golem dans les arts visuels, à travers un parcours mêlant peinture, dessin, photographie, théâtre, cinéma, littérature, bande dessinée et jeu vidéo. De la présentation d’un remarquable Sefer Yetsirah (« Livre de la Création ») imprimé à Mantoue en 1612 à la projection d’extraits de Terminator 2, en passant par des œuvres de Boris Aronson, Christian Boltanski, Gérard Garouste, Antony Gormley, Philip Guston, Amos Gitaï, R.B. Kitaj ou Anselm Kiefer, l’exposition montre comment cette légende juive médiévale opère encore aujourd’hui dans un imaginaire mondialisé.

Être d’argile animé à l’aide de lettres sacrées, le Golem est l’un des mythes juifs les plus célèbres et l’une des figures majeures de la littérature fantastique. Celui que l’on a coutume de représenter sous les traits d’un géant aux pouvoirs surhumains n’a cessé de fasciner et d’endosser de multiples significations au fil du temps.

Au Moyen Âge puis à la Renaissance, c’est une entité connue des seuls mystiques, qui débattent des opérations magiques permettant de lui donner vie. Au XIXe siècle, le Golem devient une figure populaire : une créature destinée à soulager la communauté juive de travaux pénibles et à la protéger des persécutions. Mais nombre de récits insistent sur l’épisode où cet être se retourne contre Rabbi Yehuda Loew, son créateur, et c’est à ce moment que naissent les premières images du Golem. Hugo Steiner-Prag lui donne, en 1915, une physionomie mongoloïde et inquiétante, dans les illustrations du célèbre roman de Gustav Meyrink, et Paul Wegener lui confère, dans son film de 1920, des traits qui marqueront durablement l’imagier du XXe siècle. La légende du Golem fascine les artistes, qui y voient une métaphore de leur position de créateurs face à une matière inerte à laquelle « donner vie ». D’emblée, ils soulignent l’ambivalence du personnage : être miraculeux et monstrueux à la fois, il oscille entre humanité et inhumanité, entre protection et menace.

La plasticité du mythe du Golem est à l’origine de la plupart des créatures artificielles, imaginaires ou réelles, et sa féconde descendance ne cesse de croître, notamment dans le domaine de la robotique et de l’informatique. Précurseur des superhéros et des avatars numériques, le Golem est aussi une figure qui permet de penser un monde ou l’homme pourrait perdre le contrôle sur ses inventions.

Commissariat : Ada Ackerman, Thalim-CNRS et Paul Salmona, mahJ

Cette exposition est reconnue d’intérêt national par le ministère de la Culture et de la Communication/Direction générale des patrimoines/Service des musées de France. Elle bénéficie à ce titre d’un soutien financier exceptionnel de l’État.

Elle a reçu le soutien du Centre tchèque de Paris, de la direction régionale des Affaires culturelles d'Île-de-France - ministère de la Culture et de la Communication, de la fondation pour la Mémoire de la Shoah, de la fondation Pro mahJ et est en partenariat avec France Culture.

Pour en savoir : https://www.mahj.org/fr/programme/golem-avatars-d-une-legende-d-argile-47805

Accès et horaires :

Musée d'art et d'histoire du Judaïsme, mahJ

Hôtel de Saint-Aignan

71, rue du Temple

75003 Paris

Téléphone : (33) 1 53 01 86 60

Administration :(33) 1 53 01 86 53

Télécopie : (33) 1 42 72 97 47

Mél : [email protected]

Métro : Rambuteau, Hôtel de Ville - Bus : 29, 38, 47, 75 - RER : Châtelet-Les Halles

Parking : Pompidou, Beaubourg, Hôtel de Ville, Baudoyer

Places de parking pour personnes handicapées 6, rue des Haudriettes et 2, rue des Haudriettes (la place située au 67 rue du Temple est actuellement bloquée).

À 300 mètres du Centre Pompidou

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