Un musée révolutionnaire Le musée des Monuments français d’Alexandre Lenoir, Musée du Louvre

Un musée révolutionnaire Le musée des Monuments français d’Alexandre Lenoir

 Musée du Louvre, du 7 avril 2016 au 4 juillet 2016

Le musée des Monuments français, fondé par Alexandre Lenoir en 1795, fut le deuxième musée national après le musée du Louvre en 1793. Il a joué un rôle fondamental dans l’histoire de la redécouverte et de l’appréciation du patrimoine français. Fermé en 1816, les œuvres qu’il abritait sont actuellement conservées dans divers lieux en France (notamment au musée du Louvre) ainsi qu’à l’étranger.

Le département des Arts graphiques du Louvre a sélectionné les plus belles vues du musée disparu tirées du très riche fonds de dessins donné par les héritiers d’Alexandre Lenoir. L’exposition présente le rôle pionnier qu’a eu Alexandre Lenoir, fervent défenseur du patrimoine, en tant que conservateur de musée et muséographe. Elle explore aussi l’implantation et l’histoire du musée des Monuments français, dont la présentation eut une influence notable sur la sensibilité et les arts de l’époque. La visite de l’exposition se poursuit dans les salles du département des Sculptures, principal héritier de l’œuvre d’Alexandre Lenoir.

D’autres œuvres ont été replacées au XIXe siècle dans des églises parisiennes. Le musée du Louvre et le service de la Conservation des œuvres d’art religieuses et civiles de la Ville de Paris ont créé une signalétique spécifique, en écho et en lien avec l’exposition du musée du Louvre, dans les églises Saint-Roch, Saint-Eustache et Saint-Sulpice.

La visite se prolonge également au musée de Cluny où une signalétique indique les œuvres passées par le musée des Monuments français, et, grâce au Centre des monuments nationaux, à la basilique Saint-Denis, dont Alexandre Lenoir fut le premier administrateur et qui a accueilli les tombes royales en 1816, lors de la fermeture du musée des Monuments français.

Commissaire(s) : Geneviève Bresc-Bautier, musée du Louvre, et Béatrice de Chancel-Bardelot, musée de Cluny-musée national du Moyen Âge.

Informations pratiques : Du 7 avril au 4 juillet 2016

Lieu : Rotonde Sully

Horaires : Tous les jours de 9h à 18h, sauf le mardi.

Nocturnes, mercredi et vendredi jusqu’à 21h45.

Tarifs : Billet unique (collections permanentes et expositions) : 15€

Renseignements : 01 40 20 53 17

Source : www.louvre.fr

 

[NDLR] : Alexandre Lenoir (1761-1839) est l’auteur de La Franche-Maçonnerie rendue à sa véritable origine - Ou l'antiquité de la franc-maçonnerie prouvée par l'explication des mystères anciens et modernes qui figure parmi les multiples travaux de cet archéologue à qui l’on doit entre autres la sauvegarde de bien des trésors d’art et d’antiquité pendant la révolution. À juste titre on peut considérer le présent ouvrage comme une pièce exceptionnelle de bibliophilie maçonnique et occultiste.

Ce texte représente la rédaction d’un cours magistral fait par Alexandre Lenoir en 1811, à la demande des Frères de la Loge écossaise à laquelle il appartenait. Il s’agit, ici, d’un volumineux essai visant à justifier et expliciter le symbolisme et les initiations maçonniques en les comparant à leurs homologues antiques, principalement égyptiens. En effet, Alexandre Lenoir avait voyagé en Égypte et minutieusement étudié l’aspect symbolique des hiéroglyphes auxquels, par ailleurs, il consacra plusieurs volumes.

La splendide iconographie gravée d’après les dessins de Moreau le Jeune - dix planches dont deux en format in piano, deux en format in folio et une en couleur - a contribué, avec la richesse exceptionnelle du texte, à rendre ce volume fameux et rarissime.

La Franche-Maçonnerie rendue à sa véritable origine (GUTENBERG REPRINT, 2006,  344 pages, 121,70€) est disponible en reprint, avec la possibilité de l’acquérir chez SCRIBE. Notons un tirage limité à 40 exemplaires reliés pleine peau qui sont disponibles sur demande.

Alexandre Lenoir fut le fondateur du Musée des monuments français où il abrita quantité d'œuvres d'art qu'il sauva de la destruction. Également restaurateur des tombeaux des rois de France à Saint-Denis, il fut l'un des Francs-Maçons les plus remarquables de son époque. En 1814, il publia cet ouvrage étonnant où, véritable précurseur, il remonte aux sources de la confrérie maçonnique, à savoir, l'Égypte ancienne. Avant la découverte de la clé de lecture des hiéroglyphes par Jean-François Champollion, Alexandre Lenoir utilise la vaste documentation traitant des anciens mystères, des initiations et de la symbolique dont certaines Loges furent les héritières. Bien des enseignements sont à retirer de ce texte remarquable.

D’un point de vue maçonnique, Alexandre Lenoir fut un disciple de Charles-François Dupuis (1742-1809), érudit, scientifique et homme politique, membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1788.

Alexandre Lenoir connaissait la tentative effectuée en 1784 par le comte Cagliostro, installant à Paris une loge maçonnique « Egyptienne ». Lors du convent de 1812, Lenoir exposa l’historique de ce mouvement. Il appartenait au Rite Ecossais

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