Le Franc-maçon

Avec la création de la Grande Loge de Londres en 1717 se termine la mue de la Franc-Maçonnerie opérative en spéculative. La disparition progressive des grands chantiers, l’acceptation au sein des Loges de personnalités extérieures au métier ont favorisé ce mouvement, comme les guerres civiles anglaises de l’époque ont conduit sagement à bannir toute discussion politique ou religieuse en Loge.

La publication en 1723 des Constitutions du Pasteur Anderson forme la première expression publique de cette Franc-Maçonnerie «moderne» qui s’est perpétuée jusqu’à nos jours : «s’il comprend bien l’art, un franc-maçon, de par sa tenure, ne peut être un stupide athée, ni un libertin irréligieux».

Dès lors, que ce soit en Angleterre ou sur le continent (les premières Loges françaises datent des années 1725), la Franc-Maçonnerie s’ouvre à tout homme pourvu qu’il soit « libre et de bonnes mœurs, également ami du riche et du pauvre s’ils sont vertueux » et qui vient en Loge pour « tresser des couronnes pour la vertu » et y « forger des chaînes pour les vices », comme le disent nos rituels : c’est mettre là l’accent sur la dimension éthique essentielle de la Franc-Maçonnerie qui est « un système particulier de morale, enseigné sous le voile de l’allégorie au moyen de symboles » et « une alliance universelle d’hommes de bonne volonté, groupés pour travailler en commun au perfectionnement moral et intellectuel de l’humanité ».

Mais la particularité de la Franc-Maçonnerie étant d’être « une Fraternité initiatique ayant pour fondement traditionnel la Foi en Dieu, Grand Architecte de l’Univers », comme le dit le premier article de la Règle en 12 points de la G.L.N.F. Est Franc-Maçon celui qui a été reçu dans cette Fraternité : la réception ou l’initiation, selon les rites, place le Frère dans l’espace et le temps sacralisés de la Loge, l’espace et le temps du chantier de construction du Temple de Salomon. Symboliquement ouvrier, puis architecte sur ce chantier, il va apprendre progressivement que la pierre qu’il taille n’est autre que lui-même, que le Temple qu’il édifie n’est autre que lui-même.

Ce « jeu » au sens le plus fort et le plus sérieux du terme appelle, à la fois, une vêture particulière (celle du Franc-Maçon), un décor (celui de la Loge), des outils et une « mise en scène » qui est celle du rituel.

La première étape du parcours que propose ce site commence par le Franc-Maçon lui-même.

o Les tabliers
o Les sautoirs et cordons
o Les bijoux
o Les diplômes et passeports
o Quelques figures de Francs-Maçons