La vie profane

Si à l’origine, les objets maçonniques furent ceux de la vie maçonnique, assez vite, l’objet maçonnique sortit des temples : d’abord, à l’occasion des agapes, puis, pour l’agrément du Franc-Maçon, dans sa vie quotidienne.

De luxe ou usuels, peu d’objets échappèrent à la sagacité des marchands ou à la demande des acheteurs : montres, objets liés au tabac, meubles, tout objet de la vie quotidienne était susceptible d'être "maçonnisé". Parfois même, là où on l'aurait le moins attendu, comme au cœur de la croix ci-contre (XIX° siècle)
Il ne s’agissait pas simplement de «coller» industriellement une Equerre et un Compas sur l'objet, comme c'est fréquemment le cas aujourd'hui : des artisans d'art réalisèrent  souvent de véritables œuvres proposés aux amateurs.
Parfois aussi, c'était le Franc-Maçon lui-même qui, par exemple, gravait des symboles sur un objet lui appartenant, témoignage quelque fois naïf mais le plus souvent émouvant de l'attachement du Frère à l'Ordre.
Tous ces objets que les vitrines du Musée de la Maison des Maçons recèlent et que le site du musée maçonnique virtuel présente aux internautes, il ne faut jamais oublier qu'ils n'étaient pas destinés à cela, mais qu'ils servaient d'abord à leur propriétaire.
Mais il ne faut pas croire que ceux-ci cédaient à un quelconque plaisir égoïste de possession : fréquemment, il s’agissait aussi du plaisir d’offrir...

o Les montres
o Le tabac
o Bijoux de Ponton et Noix de Coco
o Boîtes et pochettes
o Autres objets