L'Agape


La Tenue, c’est-à-dire de la réunion de la Loge, est prolongée par un repas pris en commun : l’Agape, (du grec agapè qui signifie à l'origine affection, amour fraternel), moment de partage durant lequel, après avoir travaillé rituellement, les Frères échangent et dialoguent dans une atmosphère amicale, mais sérieuse. 

Cette tradition remonte loin, puisqu’à l’origine, c’était dans des auberges ou des tavernes que les Loges se réunissaient et que ces repas étaient notamment l’occasion pour les Frères de chanter ensemble des chansons maçonniques.

Avec les guerres de la Révolution et de l’Empire, de véritables rituels de table s’instaurent progressivement sous l’influence des traditions des régiments (les « popotes ») et du vocabulaire militaire.
Il est ainsi coutume de commencer en portant des santés, la première étant aujourd'hui pour le Président de la République (le Roi ou l'Empereur dans le passé) et la dernière étant celle, très émouvante, du tuileur pour les Frères malades ou qui vont nous quitter, "qui vont connaître l'ultime initiation que le profane appelle la mort".

Par ailleurs, les fêtes des Saints Patrons de la Franc-Maçonnerie (Saint Jean, Saint André,…) donnent l’occasion aux Frères de se réunir pour des repas particuliers, les banquets d’Ordre.

Cette habitude du repas en commun devait très rapidement conduire les Loges à commander, pour répondre à leurs besoins, des services de table, de la verrerie, voir des couverts, à leur nom ou porteurs de symboles maçonniques. Les collections de la G.L.N.F. sont particulièrement riches de témoignages de cette sociabilité des Francs-Maçons.

o La verrerie
o l’art du feu
o Couverts